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Thème : L'adolescence
Délais : Une semaine
La douce chaleur irremplaçable de son lit au petit réveil,
le noir, que seul quelques rayons de soleil, parvenant a traverser le volet transformaient en simple pénombre, et la tranquillité incomparable de sa chambre, étaient autans de raisons pour que
Mélanie ne se tire de son somnambulisme matinal. Au même moment, quelques mètres plus bas, à l'étage inférieur, une voix portant en direction de sa chambre se fit entendre
:
- MELANIE ! JE T'AIS PRIS RENDEZ-VOUS POUR 15H45 AVEC LE Dr.GIBARD ?
C'était celle de sa mère, qui s'époumonait dans le double but de la réveiller et de la prévenir de son entrevue
avec le médecin familial.
Un oeil a demi ouvert, tandis que l'autre semblait prier le premier de se refermer, la jeune fille de 16 ans s'extirpa non sans mal de son écrin si moelleux. Cela faisait des mois que cette
histoire tournait. Et aujourd'hui encore, elle revenait perturber sa matinée calme et paisible. Assis sur le rebord de son lit, il y avait urgence. Comment allait-elle lui dire "non" cette fois ?
Le coup de l'amie de longue date, celle qu'elle voudrait revoir à tout prix et à qui elle aurait tant de choses a raconter ? Déjà fait. En prétextant qu'elle a une journée chargé, et qu'elle ne
peut en aucun cas se permettre un rendez vous de plus au risque de tout bousculer ? Elle n'y croira pas. Sans même avoir le temps de réfléchir une seconde de plus à une échappatoire crédible, la
porte de sa chambre s’ouvrit brusquement. La pénombre alors changée en lumière vive que les grandes fenêtres du couloir laissaient abondamment pénétrer dans la maison éblouit Mélanie. Sa mère
repris :
- J'espère que cela t'ira cette fois si...
Mélanie avait encore la bouche sèche, ses cheveux disposés aléatoirement tout autour de sa tête donnaient
l'impression qu'une tornade avait accompagné sa nuit. Quant à son visage, il était aussi marqué par le sommeil que le guerrier par les armes. Elle fini par articuler un timide "non", sans avancer
quelques précisions.
- Ah non ! Cette fois tu iras, tu as nombres de vaccins en retard, et il n'y a pas de copines ou copains qui tienne.
Avança ça mère, visiblement excédé par ses multiples renvois.
- Mais maman, je sais...
Mélanie eu a peine le temps de commencer sa phrase que son interlocutrice quitta la pièce en claquant violemment la
porte, mettant fin à la conversation.
L'absence de lumière replongea la jeune adolescente dans un calme que la conversation précédente avait interrompu. Le fracas qu'avait engendré le départ de sa mère laissait maintenant place au
silence. Mélanie se laissa basculer en arrière, et après quelques secondes, soupira :
- Cette fois, je n'y échapperais pas...
C'est aujourd'hui qu'elle ira voir le médecin.
La pièce n'était pas très grande, mais semblait reposante. Elle était illuminé d'une fenêtre au verre feutré d'où le soleil, la traversant,
faisait encore son travail, et d’une faible ampoule mourante dans un lustre sur lequel une fine pellicule de poussière avait déposé valise. Sur les murs, des dizaines d'affiches rappelaient les
symptômes de plusieurs maladies connues, ainsi que les traitements développés pour les écarter. Quant au centre, sur une petite table, une pile de journaux en tout genre reposait bien sagement.
Cela faisait plus d'un an que Mélanie n'était pas venu, et elle souriait légèrement en constatant que les magasines et B.D présentées n'avais nullement changées.
Elle souriait tentant de dissimuler cette peur qui la prenait au ventre.
- Qu'est ce qui te fais sourire ma chérie ?
Entreprit sa mère.
- ...
Mélanie n'avait pas décroché un mot à sa mère depuis ce court dialogue matinal. Et c'était malheureusement
habituel. Entre l'une et l'autre, cela se passait toujours comme ça quand elles étaient en désaccord. Décidé à en rajouter au message fort de son mutisme, la jeune fille tourna la tête vers la
porte d'entré du cabinet et laissa échapper un léger soupir. Quelques minutes passèrent sans que ni l'une ni l'autre ne fasse l'effort de se comprendre. C'est finalement le bruit d'une main
d'homme enfonçant la poigné de porte reliant la sale d'attente et le bureau du médecin qui mis fin à ce silence. La porte s'ouvrit et derrière se trouvait le Docteur
Gibard.
- Mademoiselle Carcan... ?
Mélanie se leva d'un trait et, saluant du regard le Docteur, alla s'asseoir quelques mètres plus loin sur l'une des
deux chaises devant le bureau, dans l'autre pièce. Sa mère, prenant soin de déposé son magasine là ou elle l'avais pris, s'approcha du médecin et en lui serrant la main lui avoua, gêné, que sa
fille n'était pas dans son assiette aujourd'hui. Le Dr Gibard referma la porte de son bureau et se dirigea vers sa petite commode dans laquelle était entreposé tout son matériel. Il proposa à
Mélanie de se dévêtir quelque-peu afin de s'asseoir sur la table d'auscultation. Il enchaîna :
- C'est bien pour le rappel du vaccin BCG ?
- Oui oui, comme je vous l'ais dit au téléphone ce matin.
Répliqua sa mère.
Tout en continuant de parler, afin de rendre l’ambiance moins lugubre qui est celle d’un cabinet de médecin, il
sortie un flacon, dont il aspira une substance incolore avec une seringue fraîchement déballée. Une foie pleine, il se retourna vers Mélanie et lui dit, pensant rassurer l'adolescente
:
- Tu verra, ça ne fais pas mal...
Il pris son bras gauche, et au moment on son oeil avisé cherchait sur ce bras l'endroit idéal pour y introduire
l'aiguille il fut frappé par ce que l'on ne voit que très rarement au bras d'une jeune fille. Il s'arrêta un fragment de seconde, s'interrogea, et repris son intervention tout en dissimulant de
son corps le bras de sa patiente à sa mère insouciante qui suivait l’operation d’un peu plus loin.
Il en était sûr, ces marques rouges sur des veines que l'on pouvait trouver sans chercher n'étaient pas banal. La seringue vide, il releva la tête et plongea son regard dans les yeux exorbité de
l'enfant. Le diagnostique était sans aucun doute, et sans même poser de question, le Dr.Gibard était fixé. Mélanie se doutait bien que son secret allait enfin éclaté, ici, et même si sa naïveté
n'avais pas encore totalement disparu, elle savait que les prochaines minutes allaient être difficile a vivre.
- Mélanie, peut-tu nous laisser seul ta maman et moi ? Il faut que je lui parle d'un sujet très délicat. Attend nous dans la salle d’à coté, s'il te plait.
Elle s'exécuta, et se dirigea vers la sortie...
Qu'allait-il lui raconter ? Qu'allait-il lui avouer ? Et comment allait-elle le prendre, le vivre ? Quelle seront
les sanctions, les punitions ?
Une seule chose était sûr. Mélanie vivait son adolescence dans la drogue et la tourmente et aujourd’hui, sa mère l’apprenait…
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