Partager l'article ! Un Rp terminé il y a peu...: Thème : Prison Délais : Une semaine et demie ...
Thème : Prison
Mon corps était là, je le sentais, pour la première fois depuis longtemps. Comme si je me réveillais d’un sommeil profond, d’une nuit interminable.
Un grand silence m’entourait, un silence que quelques bruits sourd au loin essayaient en vain de briser. L’air que je respirais doucement par grandes et longues inspirations prolongées n’avait rien de particulier, ou plutôt, il en tirait la particularité de ne rien rappeler. Mes yeux fermés ne répondaient pas, mes bras non plus d’ailleurs. Je restais fixe, ne pouvant ni bouger, ni parler. Seul quelques images me passaient en tête, un grand flash blanc, puis un enfant seul au milieu de nul part.
Je le voyait se dressé devant moi, et je l’entendais me dire doucement : « Adieu, et désoler pour tout ce que j’ai fait, je ne voulais pas ça... adieu." »
*
Mes bras répondaient enfin, et mes mains aussi, des mains que je montaient fébrilement à mon visage pour cacher mes paupières d’une lumière forte. J’ouvrais un œil dans l’obscurité que je m'étais offerte, puis vite le deuxième. Ou puis-je bien me trouver ? Combien de temps ais-je dormi ? Ais-je dormi même ? Pour répondre a tout cela, j’entrouvrais petit à petit mes mains, laissant alors la grande lumière de ce néon blanc me traverser.
La pièce était de taille moyenne, pas plus grande qu’une chambre, ou qu’une cellule de prison. Les murs étaient de
mousse, recouvert d’un tissu blanc qui m'éblouissait encore un peu. Dans un pan de ces murs qui m’entouraient, je pouvais y voir une lourde porte.
Il ne me fallut pas plus de temps pour que mon cœur s’accélère, et pour qu’une angoisse extrême m’envahisse. Il me fallait savoir ou j'étais, bien que je commençais à me faire une idée. La
lumière m’étant maintenant familière et ne me dérangeant plus, je me levais et me dirigeais tan bien que mal vers la porte. Je frappa aussi fort que possible, d'abords d’une main, n’obtenant pas
de réponse, je m’essaya avec les deux, espérant alerter quiconque se trouvant de l’autre coté. Finalement, une voix d’homme se fit entendre :
- "C’est le numéros 20...Qu’est ce qui lui prend ? Il est calme d’habitude."
Le numéro 20, n'étais-je plus qu’un numéro ? Calme d’habitude, qui plus est ! Voilà qui confirme mes doutes, je suis retenu prisonnier je ne sais où part je ne sais qui.
Quelques minutes après, la porte qui était resté muette jusqu'à présent se déverrouilla dans un vacarme assourdissant. Je me recula et je la vis s’ouvrir doucement. Une fois son mouvement terminé, je pouvais entrevoir la personne qui se trouvais juste derrière. Elle tenait une boite de la main gauche et de l’autre, une grande tige avec en son bout, un morceau de métal pointu. Sa tenu était étrange, un casque recouvrant son visage et son coup, une combinaison large et encombrante au vu de la difficulté qu’elle avait à se mouvoir, et de long gants qui remontaient jusqu’au milieu de ses avants bras. J’attendais au centre de la pièce, sans bouger, laissant l’individu dont je ne connaissais ni le nom ni la fonction exécuter ce qui devait surement être son travail. Il avançait doucement, comme s’il attendait une réaction de ma part. Des perles de sueur me coulaient sur le front. Ne comprenant rien à tout ce qui se passait, il me fallait trouver un moyen de lui faire part de mon inquiétude me disais-je. Pourquoi ne pas lui demander des informations ?
- "Grrrrrrr... niarfffff..."
Mon dieu ! Je venais de m’entendre grogner, comme un animal sauvage défendrait son morceau de viande. Je venais de grogner en voulant parler, en voulant m’exprimer normalement. Mon état commençait a empiré, les perles qui jonchaient mon visage tout à l’heure son maintenant devenu ruisseau, et mon corps commençait a se redire...
- "Il grogne capitaine... Pour le moment ça va. Repas posée. Je ressort."
Ne pouvant parler, il me fallait lui montrer que je ne lui voulais aucun mal, et que je n’avais besoin que de quelques renseignements pour comprendre tout ce qui se passait autour de moi. Une fois la boite contenant mon repas posée au fond de la pièce, derrière moi, il fallait que la personne en combinaison ressorte, en passant par la seul issu de la chambre : la porte. C'était le moment de faire quelque chose, le moment de lui montrer mon hospitalité, et de la rassurer. Mais comment puis-je la rassurer en étant terrifié comme je le suis, comment puis-je la retenir assez longtemps ?
Je me dirige vers la porte, doucement, en élevant mes mains au dessus de la tête, paume vers le haut affin de la
rassuré autant que je le pouvais. Une fois a la porte, je me retourne. Elle était au fond de la pièce, me fixais, sans bougé, attendant de voir ce que j’allais pouvoir inventer. Je descend
doucement mes mains, puis me retourne lentement face à la porte entrouverte. A nouveau de dos je commence a refermer la porte, en espérant avoir été assez clair sur mes intentions pacifiques.
Mais alors que je poussais cette lourde porte, je sentis dans mon dos, l’individu bouger. Je me retourne et lorsque j’ai compris l’intention de ce dernier, il était déjà trop tard. Sur mon torse
venais de se poser la pointe de sa longue lance, d'où il se mis a jaillir de large éclair bleu et blanc. Le choc fut terrible, et mes jambes ne purent le supporter. Mon corps tomba lourdement
devant la porte et mes yeux se fermèrent.
Lorsque je me réveilla, la pièce était vide, et la porte refermé. Au fond de la salle, y était toujours posé la boite, qui n’avais nullement bougé. La lumière aussi forte qu'avant et ce calme toujours aussi pesant. Je me remis alors sur mes deux jambes. Doucement, j'avançais jusqu'à la boite, encore le corps faible de ce choc électrique, puis entrepris de l’ouvrir avec le plus grand soin.
Un petit clic se fit entendre lorsque je souleva la partie supérieur de cette dernière. En dessous je pouvais voir un flacon remplis d’eau, un morceau de ce qui pouvais s'apparenter à une forme de pain, et à ma grande surprise, pour finir... de la viande rouge cru baignant encore dans son sang.
Mon cœur me frappa de l'intérieur tellement la découverte était dur.
En plus d'être fou et dangereux aux yeux de tous, il semblerait aussi que mon passé sois celui d’un monstre assoiffé de sang et de viande.
Emprisonné, dans un corps emprisonné. Là était alors la fin de ma vie...
Il s’écoula du temps avant que je me résilie vraiment, croisant nombre de fois le petit garçon de mes nuit, me redisant toujours et encore : « Excuse moi du mal que je t’ai fait, et je suis
désoler pour ce qui t’arrive, je te rend ton corps, adieu... »
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